L'échographie ostéo-articulaire en pratique libérale rhumatologique
L'échographie, depuis 25 ans, conquiert la Rhumatologie Européenne et l’Amérique du Nord .
A l'ACR 2003, les Américains, qui se sont lancés récemment dans sa pratique, ont présenté leurs découvertes des capacités de cet appareil en diagnostique et en thérapeutique, mais ont été surpris par la technicité des opérateurs européens présents.
La France, qui fait partie des derniers pays à l’avoir intégrée dans sa pratique médicale, libérale et hospitalière, rattrape le temps perdu.
Comme pour de nombreux praticiens rhumatologues européens (italiens, anglais, allemands, autrichiens, estoniens, finlandais et les pays de l’ex-yougoslavie), l’échographie est devenu pour nous le prolongement de la main, le complément indispensable de l’examen clinique.
La technique :
L’appareil d’échographie comporte deux éléments essentiels :
- Le moteur de l’appareil est sa capacité d’analyse et de traitement de l’image ultrasonique, élément sur lequel nous n’avons pas de point de comparaison, sauf à comparer en temps réels plusieurs appareils avec la même sonde.
L’appréciation se fera en observant la qualité de l’image obtenue avec des sondes de même fréquence.
- La sonde, de préférence multibarette, doit disposer de 2 ou 3 niveaux de fréquence. Le minimum pour examiner les structures que nous étudions est d’environ 10 MHz.
Un bon moteur permet d’obtenir d’excellentes images avec une sonde de 10 MHz, pour d’autres il faudra monter en fréquence jusqu’à 12, voire 15 MHz.
Il est évident qu’une sonde de 15 MHz, avec un très bon moteur, permet d’obtenir d’excellentes images superficielles. Mais ces appareils coûtent cher, et dépassent souvent nos possibilités financières sauf à les acheter d'occasion.
Pour les structures plus profondes, comme la hanche ou chez des patients très enrobés, une sonde de 6 à 8 MHz est utile et suffisante.
En pratique, il est recommandé de disposer d’une sonde multibarette multi-fréquences : par exemple 6, 9 et 12 MHz.